
Un monstre devient proche lorsque le récit lui accorde des besoins et des réactions que nous pouvons reconnaître. La faim, le froid ou la recherche d’un abri changent notre manière de regarder une silhouette inquiétante.
Cette proximité n’efface pas le danger. Elle rend notre jugement moins immédiat. Les histoires qui nous attachent à une créature demandent souvent de regarder les gestes avant les apparences — et de nous interroger sur ceux qui décident du mot « monstre ».
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